« Le monde des salons »

« …..Galanteries, les sonates françaises… »

Un phénomène de mode semble avoir suscité l’engouement pour un certain nombre d’instruments très présents au cours de la deuxième moitié du XVIIIème siècle. En effet, les instruments à cordes pincées tels la guitare, la mandoline et le cistre étaient très en vogue. Les dessins et aquarelles de Louis Carrogis dit Carmontelle, de Lancret, de Huet, de Lavreince portent témoignages de ces passions aristocratiques pour des instruments de divertissement, destinés le plus souvent à accompagner des airs à la mode ou à jouer des sonates dans les salons privés. Une abondante source de manuscrits de l’époque témoigne de cet enthousiasme. 

La mandoline rencontre un vif succès auprès de la noblesse et de la bourgeoisie de la capitale à partir de 1750. De nombreux gentilshommes avaient leurs propres maîtres de mandoline : le Duc de Chartres, le duc d’Orléans, le baron de Bagge, le marquis de Choiseuil , pour ne citer que ceux-là…Voici quelques uns des maîtres de mandoline de l’époque : Denis, Barrois, Fridzeri, Merchi, Leone, Sodi, Veginy, Riggieri,…Bon nombre de compositions se jouent alors partout en Europe : à Paris, Londres, Lisbonne, Madrid, Vienne, St Petersburg, Karlsbad, Bruxelles,…

Ainsi la musique purement instrumentale de mandoline atteindra un haut degré de perfection au XVIIIe siècle. Elle est jouée non seulement à la cour et dans les salons aristocratiques mais aussi chez les bourgeois en quête de culture. C’est l’époque du « style galant ». L’atmosphère raffinée et intellectuelle des salons et des hôtels particuliers, donne une nouvelle orientation artistique à la musique de l’époque, révolutionnant ainsi  le goût et la sensibilité d’un plus large public.

Effectif: 4 ou 6 musiciens : Deux mandolines, Mandole baroque, Guitare baroque et romantique, Viole de de gambe, Clavecin.